Pupitres

La bombarde est un instrument ancien, de conception relativement simple qui n’a connu que peu d’évolutions avant la naissance des Bagadoù. Elle fait partie de la grande famille des hautbois, dont on trouve des éléments typiques dans de nombreuses cultures populaires en Europe, au nord de l’Afrique et en Asie. Elle fonctionne avec une anche double dans laquelle le musicien souffle directement, et sur laquelle il peut agir pour en contrôler le timbre et la puissance. Pour les besoins de la musique de Bagad elle est maintenant souvent équipée de différents systèmes de clés permettant au “talabarder” (sonneur de bombarde) de jouer dans différentes tonalités et différents modes.

On peut trouver des cornemuses partout en Europe et bien au‐delà … Elles remontent peut‐être à l’Egypte ancienne. Le pupitre d’un bagad est composé de cornemuses écossaises, dites « grandes cornemuses », qui possèdent trois bourdons. Il est cependant de plus en plus fréquent que les bagadoù intègrent dans leurs prestations la cornemuse bretonne dite binioù kozh ou binioù bihan en breton.

L’ensemble de batterie est composé de caisses claires, tambours ténors, basse et autres percussions, sur le modèle des batteries‐fanfares, pipe‐bands et autres formations déambulatoires. La caisse claire doit son nom aux timbres en métal placés sous chaque peau faite aujourd’hui de matière synthétique. Le ton du tambour, si “clair” dans la musique de bagad, est tributaire des différents réglages de tension des peaux et des timbres, mais aussi de la frappe du batteur (tabouliner en breton) dont le jeu est une succession de rudiments techniques : coups simples ou doubles, flas, roulements, plus ou moins accentués.
Historique

Les années 50 voient la naissance du bagad.

La vie de l’ancienne commune populaire d’Ergué-Armel a vécu au rythme du foyer d’éducation populaire de l’école publique pendant près d’une dizaine d’années: cours de musique, cours du soir d’électronique, d’électricité, de peinture et de dessin, bibliothèque, cinéma, tir à la carabine.

A l’origine du foyer d’éducation populaire, Jean FOUCAUD, directeur de l’école publique ( aujourd’hui école Léon Blum ). Un personnage plein de savoir, très respecté et entièrement dévoué à la cause publique et à autrui.

Le bagad d’Ergué-Armel a vu le jour à cette époque. Jean QUERE, sonneur au bagad KEMPER en 1954, est à l’origine de la création du bagad d’Ergué-Armel avec Jean FOUCAUD. Il a donné leurs premiers cours de bombarde, batterie et cornemuse aux enfants d’Ergué-Armel pour animer les kermesses et fêtes de quartier. De 1962 à 1980, il s’est occupé du groupe pratiquement seul.

Actuellement, avec le cercle celtique d’Ergué-Armel, le bagad d’Ergué-Armel est la dernière activité du foyer d’éducation populaire à subsister.

Aujourd’hui, les cours sont pratiqués par des enseignants de musique bretonne de la fédération Bodaged ar Sonerion Penn ar Bed. Chaque semaine, en jouant de la bombarde, de la cornemuse et de la batterie, les élèves sonneurs s’ouvrent sur la connaissance des terroirs et de la culture bretonne.

Outre le Championnat National des Bagadoù, le bagad se déplace également pour participer à des festivals de musique traditionnelle ou à des défilés en Bretagne (festival de Cornouailles, festival Interceltique, festival des Filets Bleus), mais aussi en France (Ussel en Corrèze), en Grande-Bretagne (Manchester), etc.